Décès de Geneviève de Gaulle-Anthonioz
Geneviève de Gaulle-Anthonioz avait 81 ans. Elle était la mère de quatre anciens élèves : Michel (AE 64), François (AE 68), Isabelle (AE 69) et Philippe (AE 72).
L'Association dit tout sa tristesse à ses camarades et exprime son admiration face à l'oeuvre accomplie par leur mère.
- PARIS (AP)
- "Libération" rapporte dans son édition de vendredi 15 février le décès à l'âge de 81 ans à Paris de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, nièce du général et inspiratrice du RMI.
Résistante de la première heure, déportée à Ravensbruck et ancienne présidente du mouvement ATD-Quart-Monde, Geneviève de Gaulle-Anthonioz est décédée des suites d'une longue maladie, selon le quotidien.
Après avoir été envoyée dans les camps par les nazis, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, fille de Xavier de Gaulle et devenue à Ravensbruck, le matricule F-27372, n'abandonnera pas la résistance, consacrant toute sa vie aux exclus.
En 1958, elle rencontre le père Joseph Wresinski, le fondateur d'Aide à toute détresse qui deviendra ATD-Quart-Monde. Il l'emmène à Noisy-le-Grand où 260 familles attendent un logement dans le plus grand dénuement. Cette misère aux portes de Paris la choque et décide de son avenir dans la lutte contre l'exclusion et la pauvreté.
Après près de 40 ans de combat pour les pauvres, Geneviève de Gaulle-Anthonioz parvient en avril 1996, à l'âge de 76 ans, à faire entendre sa voix au Parlement. Devant les députés, elle plaidera pour ceux "dont la souffrance vaut moins que la nôtre" en faisant une déclaration de guerre à la précarité devant un hémicycle unanime.
Mais la dissolution de l'Assemblée en 1997 retardera une nouvelle fois cette guerre à la pauvreté. Il faudra attendre le 9 juillet 1998 pour que la loi sur la cohésion sociale soit adoptée.
Discrète sur sa vie d'ancienne résistante et déportée, Geneviève de Gaulle-Anthonioz fera entendre sa voix lors du procès de Klaus Barbie à Lyon. Dix ans plus tard, elle publie "La traversée de la nuit", un récit des années noires. (Associated Press)

