Antoine Koch dans la transat Jacques Vabre
Les communiqués de presse
- Mardi 12 novembre 2003 : point de la course
- Lundi 3 novembre 2003 : Loire Atlantique en course
- Dimanche 2 novembre 2003 : Loire Atlantique : départ différé
- Jeudi 23 octobre 2003 : Un convoyage musclé en forme de test grandeur nature
Le site officiel de la transat : http://www.jacques-vabre.com
Les vidéos
Jeudi 30 Octobre
Samedi 1er Novembre
L'interview
A 25 ans, vous êtes le benjamin des skippers engagés en monocoque 60 pieds : vous avez jusqu’à présent réussi à mener de front vos études et vos projets sportifs. Mettez-vous un terme à cette double vie pour vous consacrer uniquement à la compétition ?
A court- terme genacker+, mes projets et en particulier celui du Vendée Globe me prennent à plein temps. Mais je ne compte pas laisser tomber mon activité professionnelle. Les études apportent la méthode de travail. Elles me permettent de prendre du recul dans mes rapports avec le sport. J’aimerais par la suite m’investir dans la conception des bateaux, soit comme architecte soit en me spécialisant dans le conseil en architecture, tout en continuant à courir. Cela me permettrait de mieux comprendre comment marche mon bateau et en quoi je pourrais l’améliorer.
Précisément, votre bateau fait partie d’une ancienne génération. Est-ce que cela constitue un handicap sur un parcours comme celui-là ?
On s’est rendu compte que les bateaux « nouvelle génération » étaient plus polyvalents au près et par petit temps. En revanche, au vent de travers, mon bateau, bien que plus ancien, devrait être meilleur. Dans ce parcours qui se passe au maximum dans les alizés, je n’ai pas l’impression d’être handicapé par rapport aux monocoques 60 pieds plus récents. Pour partir bien placés, il ne faudrait pas qu’il y ait trop de près à passer pour sortir du Golf de Gascogne. Dès qu’on sera au portant, le bateau atteindra sa capacité maximale.
Ex-Fila de Giovanni Soldini, votre bateau est désormais baptisé « Loire Atlantique » : quelle histoire avez-vous avec ce partenaire ?
Le début d’une déjà longue histoire !…Plus sérieusement, et bien que n’étant pas natif du département, je me sens paradoxalement davantage Pornicais que Parisien. Ce département est intimement lié à ma passion pour la mer et la compétition nautique puisque c’est à Pornic que j’ai tiré mes premiers bords et participé à mes premières régates. Comme tout marin, j’aime évidemment le large mais c’est là que j’aime revenir et retrouver mes marques à terre. En clair, je suis heureux et fier de porter leurs couleurs et c’est primordial dans notre métier…
Vous avez la réputation d’être particulièrement rigoureux. Est-ce par nature ou par conviction qu’il s’agit là d’un facteur clé de réussite ?
C’est une fausse réputation ! C’est vrai que j’essaie d’être le plus rigoureux possible mais je ne suis pas encore satisfait de mes performances sur ce point. Dans l’objectif du Vendée Globe, il faut arriver à une rigueur parfaite. On doit prévoir tous les scénarios pour diminuer au maximum les risques. Maintenant, tout en gardant l’objectif d’une rigueur parfaite, il faut aussi prendre conscience qu’on n’y arrivera jamais à 100%. Pourtant je pense que c’est en effet là que se trouve la clé de la réussite.
Vous avez choisi comme co-skipper François Robert qui connaît particulièrement bien le bateau puisque c’est lui qui l’a construit. Est-ce cela qui a dicté votre choix ?
Depuis que je me suis lancé dans la course du Figaro, c’est lui qui est responsable de mon équipe technique. Il connaît aussi très bien le bateau puisqu’il a en effet participé à sa construction. D’autre part, je trouve que c’est important qu‘une personne de l’équipe technique voit comment se passe une course au large et les conséquences que peuvent avoir les moindres petites erreurs quand on se retrouve au milieu de l’Atlantique. François Robert va également pouvoir constater par lui-même les améliorations qui pourront être faites d’ici le Vendée.
J’ai également fait ce choix puisque je connais très bien François et que nous nous entendons aussi bien à terre que sur l’eau. Nous avons fait ensemble l’an dernier la course en équipage « Regata Rubicon », qui allait de Saint-Nazaire aux Canaries. Tout s’était vraiment bien passé et je suis content de naviguer à nouveau avec lui.
Un mot sur la Transat Jacques Vabre et le parcours ?
Toujours dans l’objectif de préparer le Vendée Globe, le trajet de la Transat est particulièrement intéressant puisque toute la première partie est identique. Les trajets des deux courses se différencient à partir de Pot au Noir. Je n’utiliserai pas de routeur durant cette course pour être vraiment dans les mêmes conditions que pour le Vendée. La course va également me permettre de tester la solidité des voiles qui reste un des points les plus problématiques durant les courses au large. Les voiles sont soumises à des conditions particulièrement rudes et se déchirent souvent avant l’arrivée.
Votre objectif majeur reste donc le Vendée Globe. Cela veut-il dire que cette course est une sorte de « galop d’essai » ?
Non, le galop d’essai, c’était la Route du Rhum. Cette course est vraiment une étape intermédiaire qui va me permette de vérifier les décisions prises lors de la Route du Rhum, de valider les nouvelles orientations et de voir les progrès réalisés en une année.
On vous a vu terminer 5ème à la Route du Rhum en 2002. A quelques jours de la Transat Jacques Vabre, comment abordez vous cette course ?
La Transat Jacques Vabre est une étape intermédiaire entre la Route du Rhum et le Vendée Globe. Mon premier objectif est d’apprendre un maximum, tant au niveau de la technique que de la façon dont je dois me situer par rapport aux autres concurrents. En termes de résultats, ce serait une déception de ne pas être dans les dix premiers, une satisfaction d’être dans les 5 premiers, une bonne surprise et un grand encouragement si on arrivait en tête !
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